AY Cinéma : Emeraude signe son grand saut vers le 7ème art avec "Un Cœur Meurtri"

Elle a construit sa notoriété à force de sincérité, de travail et d'une communauté fidèle qui ne l'a jamais lâchée. Aujourd'hui, Emeraude écrit un nouveau chapitre, le plus ambitieux à ce jour : celui du cinéma.

"Un Cœur Meurtri", produit en partenariat avec Blessed AFAM Production, sera projeté en salle le 28 mars 2026 à l'Institut Français du Gabon. Un premier film porté avec rigueur et passion, comme elle aime à le dire, et qui réunit un casting de haute volée : Majid Michel, Kongo Alexa, Nguele Mardochée, Glory Afam et Madoungou Wally.

Sur l'affiche, le regard est déterminé. Dans son annonce, les mots sont ceux de quelqu'un qui sait exactement ce qu'il a traversé pour en arriver là. "Ce n'est pas qu'une date, c'est une victoire", écrit-elle. Et à voir le chemin parcouru, difficile de lui donner tort.

AY People Magazine a souhaité aller plus loin. Voici les questions que nous lui avons posées.

AY PEOPLE MAGAZINE

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AYPM : Un titre fort, une affiche intense. "Un Cœur Meurtri" puise-t-il dans quelque chose de personnel, ou s'agit-il d'une fiction totalement détachée de votre vécu ?

Emeraude :Un Cœur Meurtri est une fiction, mais comme beaucoup d’histoires fortes, elle est nourrie d’émotions réelles. Quand on raconte une histoire sur les blessures, il est difficile de ne pas y mettre une part de soi. Je ne dirais pas que c’est mon histoire, mais c’est une histoire que je comprends profondément. J’y ai mis des émotions, des questionnements et des vérités humaines que beaucoup de personnes vivent sans toujours pouvoir les exprimer.

AYPM : Du "Journal d'Emeraude" à une production cinématographique : qu'est-ce qui a déclenché ce tournant dans votre carrière ?

Emeraude : Le passage au cinéma est en réalité une continuité naturelle. Avec Le Journal d’Émeraude, j’ai toujours raconté des histoires, mis en lumière des parcours, des réalités et des talents. Le cinéma permet simplement d’aller plus loin. C’est un langage plus puissant, plus émotionnel, plus universel.

À un moment donné, j’ai ressenti le besoin de passer un cap, de raconter des histoires autrement, avec des images, des personnages, des émotions incarnées. Et surtout de contribuer, à mon niveau, à la construction d’un véritable cinéma gabonais et africain capable de voyager au-delà de nos frontières.

AYPM : Partager l'affiche avec Majid Michel pour un premier film, c'est s'exposer d'emblée à la comparaison avec le meilleur. Comment s'est passée cette collaboration, et qu'est-ce qu'elle vous a apporté ?

Emeraude : Travailler avec Majid Michel a été une expérience extrêmement enrichissante. C’est un acteur d’une grande profondeur, très discipliné et très généreux dans le jeu.

Sa présence sur ce projet apporte non seulement une dimension artistique forte, mais aussi une exigence professionnelle qui tire toute l’équipe vers le haut.

Pour un premier film, cela m’a beaucoup appris sur la rigueur, la concentration et l’engagement que demande le cinéma.

Question bonus : une date, un lieu, mais qu'en est-il de ceux qui vous suivent depuis l'étranger ? Y aura-t-il d'autres projections au-delà du 28 mars à l'Institut Français du Gabon, et comment vos fans à l'international pourront-ils accéder au film ?

Emeraude : La projection du 28 mars à l’Institut Français du Gabon (sold out) est une étape importante, mais ce n’est que le début car au vue de l’engouement, nous avons annoncé la date du 29 mars cette fois ici à l’immeuble Arambo.

Nous travaillons déjà sur d’autres projections, au Gabon et dans plusieurs pays, afin que le film puisse rencontrer différents publics, notamment la diaspora.

Notre ambition est qu’Un Cœur Meurtri puisse voyager. Le cinéma gabonais et africain mérite d’être vu partout, et nous voulons donner à ce film la possibilité de vivre au-delà des frontières.

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